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PrésentationAmédée et Madeleine, un couple de petits bourgeois d’âge moyen, n’ont pas quitté leur appartement parisien depuis 15 ans. Dans cet espace étriqué mais rassurant, ils conservent un corps qui pourrait être celui de l’amant de Madeleine, tué par Amédée jaloux, ou d’un bébé dont on leur avait laissé la charge... ils n’en ont aucun souvenir. Mais, au cours d’une journée ordinaire, un facteur frappe à la porte : il porte une lettre adressée à Amédée. Cette irruption du monde extérieur dans leur routine panique le couple et déclenche la croissance inéluctable du mort. Ce dernier va progressivement envahir l’espace vital d’Amédée et de Madeleine. Habitué à vivre par compromis, le couple n’aura cette fois d’autre issue que d’agir. Il décide de se débarrasser du corps. Cette solution va déclencher une série d’actions, toutes aussi surréalistes que leur vie, qui modifieront irrévocablement leur destin. La crise déclenchée par la progression du mort met un terme à la routine rétrécie du vieux couple, routine comparable à une survie plutôt qu’à une existence digne de ce nom. Madeleine et Amédée tentent de se souvenir qui est ce mort qu’ils cachent, quel conflit et quel enjeu il représente ; la confusion de leurs discours ne fait alors que prolonger la frénésie désespérée de ce passage, pour souligner le refoulement d’une culpabilité sans objet, le poids inconscient d’une somme de regrets et de remords... bref, le cadavre qui envahit leur intérieur étriqué est le symbole concret le l’absence mutuelle de sentiments et d’une mauvaise conscience innocente qui refait surface malgré tous leurs efforts pour l’étouffer en se rassurant.
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Représentationsespace "au bon vieux temps" ruelle grand-st-jean 1 (pl. de la louve, lausanne) du 27 avril au 7 mai 2006je-ve-sa : 20h30 et di : 19h tarifs : chf 20.-/15.- lundi 15 mai (20h45)
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